Les Promenades Musicales de LaLouvesc et du Val d'Ay

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LES COMPOSITEURS ET OEUVRES DU PROGRAMME 2010
           

Vivaldi et les concertos pour violon et orchestre

Friedrich Seitz

JS. Bach et le concerto pour deux violons

Pergolese, le concerto pour violon et orchestre et la Serva Padrona

Domenico Cimarosa et le concerto pour hautbois

Vivaldi et Il Favorito

Poulenc, Babar et Brunhoff

Moussorgski, Beytelmann et les tableaux d'une exposition

Chopin

Schubert
les Lieder et le trio opus 100

 

FRANCIS POULENC (1899- 1963)

Francis Poulenc, né le 7 janvier 1899 à Paris où il est mort le 30 janvier 1963, est un compositeur et pianiste français, membre du groupe des Six.
Son père fut l’un des fondateurs des établissements Poulenc Frères, qui devinrent Rhône-Poulenc. Bien qu’il ait suivi une soixantaine de cours de composition avec Charles Koechlin, Poulenc est considéré comme un compositeur autodidacte.

Après une scolarité au lycée Condorcet, il connaît à dix-huit ans une première réussite avec une Rhapsodie nègre. Il compose également Le Bestiaire, un cycle de mélodies sur des poèmes de l’œuvre éponyme de Guillaume Apollinaire.
Poulenc fait partie, avec Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Germaine Tailleferre du groupe informel de musiciens que le critique Henri Collet surnommera en 1920 le Groupe des Six. Leur esthétique commune, influencée par Satie et Cocteau, est une réaction contre le romantisme et le wagnérisme, et dans une certaine mesure, contre le courant impressionniste. Le Groupe des Six a créé deux œuvres collectives : un recueil pour le piano Album des Six, et un ballet, Les Mariés de la Tour Eiffel.

En 1926, Francis Poulenc rencontre le baryton Pierre Bernac, pour lequel il eut un attachement affectif, et compose pour lui un grand nombre de mélodies. Il l’accompagne au piano, à partir de 1935 (et jusqu’à sa mort en 1963), dans des récitals de musique française donnés autour du monde. En 1928, le compositeur écrit Le Concert champêtre, œuvre pour clavecin et orchestre destinée à la grande claveciniste Wanda Landowska et dédié à son compagnon, le peintre Richard Chanelaire. Il créa son Concerto pour deux pianos en 1932 avec Jacques Février, fidèle interprète de ses œuvres.

En 1935, de passage à Rocamadour et consécutivement à la mort accidentelle de son ami, le compositeur et critique Pierre-Octave Ferroud, il vit un profond retour à la foi catholique de son enfance et se tourne vers des compositions d’inspiration religieuse : Litanies à la Vierge noire de Rocamadour pour chœur de femmes et orgue (1936)(qu’il orchestrera ultérieurement), Messe en sol majeur pour chœur mixte a cappella (1937), Stabat Mater (1950) et Gloria (1959). Le compositeur écrira aussi son fameux Dialogues des Carmélites en 1957.

Ses deux dernières compositions sont la Sonate pour hautbois et piano créée par Pierre Pierlot et Jacques Février et la Sonate pour clarinette et piano créée par Benny Goodman et Leonard Bernstein.

Le critique Claude Rostand, pour souligner la coexistence ou l’alternance chez Poulenc d’une grande gravité et de la foi catholique avec l’insouciance et la fantaisie, a forgé la formule célèbre « moine ou voyou ». Ainsi, à propos de son Gloria, qui provoqua quelques remous, le compositeur lui-même déclara : « J’ai pensé, simplement, en l’écrivant à ces fresques de Gozzoli (Benozzo Gozzoli) où les anges tirent la langue, et aussi à ces graves bénédictins que j’ai vus un jour jouer au football ».

Parmi ses compositions très variées (opéras, œuvres bouffonnes, œuvres religieuses, concertos, œuvres pour piano, sonates, musique de chambre, musiques de film ….) on trouve une mise en musique de L’Histoire de Babar, le petit éléphant, pour récitant et piano .

L’Histoire de BABAR

Babar est un éléphant de fiction, héros de la littérature d'enfance et de jeunesse créé par Jean de Brunhoff. C'est l'épouse de l’artiste peintre Jean de Brunhoff, qui est à l'origine de Babar. Elle a coutume de raconter des histoires à ses deux fils, Laurent et Mathieu. Parmi celles-ci, celle qui décrit les aventures du petit éléphant Babar.

Après que sa mère ait été tuée par un chasseur, Babar arrive à Paris, où il se lie d'amitié avec la Vieille Dame. Il retourne finalement au royaume des éléphants suite à la mort du roi, qui a mangé des champignons vénéneux. Babar est couronné roi, se marie avec sa cousine Céleste, et fonde la ville de Célesteville. Babar introduit chez les éléphants une forme très française de civilisation occidentale (entre autres il les fait s'habiller en costume occidental).

L'idée vient alors à Jean de Brunhoff d'en faire un livre illustré pour un usage familial. Son frère Michel et son beau-frère, enthousiasmés, le publient aux Éditions du Jardin des Modes sous le titre L'Histoire de Babar le petit éléphant (1931), à l'époque de l'Exposition coloniale.
Le personnage connaît un succès inouï avec quatre millions d'exemplaires vendus avant 1939. Babar rencontre aussi le succès aux USA.
À la disparition de son père, c'est Laurent de Brunhoff qui poursuit les aventures de Babar et les adapte pour la télévision française en 1969.
Francis Poulenc en réalise une mise en musique pour récitant et piano, plus tard orchestrée par Jean Françaix.

 

 
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